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Parmi tous les objets liés à l'écriture
dans son acception la plus artisanale il est, en effet, le plus
cher au coeur des verriers qui l'ont hissé au rang de symbole
et lui ont donné une forme accomplie et particulièrement
émouvante dans sa version "Revanche" à
la fin du siècle dernier. Maurice Thorez dans ses Mémoires
apocryphes écrivait à leur propos: "Chef d'oeuvre de la créativité ouvrière,
conçu et produit en dehors de l'espace marchand par et
pour le peuple laborieux, l'encrier revanche traduit, transcende
et sublime le complexe du verrier illettré à l'égard
de ceux qui, maîtrisant l'écriture, exercent certes
le pouvoir mais resteront à jamais dépourvus des
tours de main et de la virtuosité nécessaires à
sa réalisation, de l'inventivité et du coeur nécessaires
à sa conception." La découverte des bousillés, dont l'encrier
revanche est un fleuron, a coïncidé avec ma première
rencontre avec la chose hyaline. Il me plaît de déceler
dans cette double rencontre le signe annonciateur de cette intime
conviction qu'entre verre et écriture il existe comme d'antiques
correspondances. Ma pratique de verrier consiste à réfléchir
( ! ?) et à écrire littéralement sur et à
propos du verre. Verre comme matière, comme métaphore,
comme technique (s) et comme gestuelle. Mais aussi verre comme
hasard d'une rencontre, comme amour puis comme routine dont il
convient de se garder... La série des encriers est une tentative pour briser une certaine routine dans la continuité d'une pratique : * Dialogue de Michel Audiard dit par Bernard Dalban dans " |